Alors que d'autres joueurs de Lyon ont reconnu avoir fait les frais d'insultes racistes pendant l'échauffement (Benzema, Keita, Piquionne notamment), l'arbitre qui n'était pas au courant des faits, expulse Mensah à la 71e minute avec l'accumulation de deux cartons jaunes. Le joueur avait pourtant exprimé sa réticence à retourner jouer à Claude Puel à la mi-temps. Ce dernier, qui n'a pas mesuré l'ampleur du malaise de John Mensah, l'a encouragé à finir son match. « John Mensah n'a certes pas tout vu ni tout entendu, mais il a ressenti ça au plus profond de lui-même. C'est ça qui est important au-delà des cris de singes, des choses inacceptables qui sont le fait d'une extrême minorité » explique Alain Jakubowicz, son avocat. « Il ne va pas bien mais le club l'entoure, ses coéquipiers sont là donc je crois que tout le monde a pris la mesure de la gravité de la chose ».
L'auteur des insultes a reconnu ses actes tout en les justifiant par le fait qui était en état d'ébriété. Il a été mardi mis en examen pour "injures raciales publiques", puis remis en liberté sous contrôle judiciaire.



