La descente aux enfers de Troyes
"Non, ne vous frottez pas les yeux en regardant le classement : il n'y a pas d'erreur, l'Estac est bien 19e de Ligue 2 ", disait l'Est-éclair au lendemain de la 32ème journée du championnat. En effet, Troyes est plongé dans le rouge depuis deux journées, alors qu'il flirtait avec la zone de relégation depuis plusieurs semaines déjà. Si que le club jouait la montée la saison dernière et s'était vu dérober le dernier ticket à l'élite par le Grenoble Foot 38 en toute fin de saison, c'est désormais la descente en National qui se profile pour Troyes. Sur les 33 matches joués cette saison, seuls huit ont été gagnés et près de la moitié ont été perdus, soit seize. Selon l'entraîneur Ludovic Batelli, on peut en partie expliquer cette mauvaise série par le rajeunissement d'une équipe, forcé par les multiples blessures de cadres, tel que Obbadi, essentiel en milieu de terrain, ou encore Drouin, élément primordial de la défense auboise. Ce manque ardent de résultats a d'ailleurs amené une centaine de supporters troyens à se rendre à l'entraînement en milieu de semaine et à exprimer leur colère aux joueurs. « Bougez-vous », « Vous ne respectez pas le club et ses couleurs», pouvait-on lire sur leurs banderoles. Pourtant, l'équipe n'a une fois encore pas su redresser la barre face à Montpellier vendredi au Stade de l'Aube, alors qu'ils s'étaient jurés de ne perdre aucun des six matches restants. "On n'a plus beaucoup de jokers et on ne veut surtout pas en griller dés vendredi.", prévenait Batelli à la veille de la rencontre. Le match s'est donc soldé par une défaite 1-2, défaite qui laisse l'Estac se faire rejoindre par Nîmes. Les deux équipes comptent en effet le même nombre de points, avec heureusement une différence de but moins catastrophique pour les Troyens. Ceux-ci mettent ainsi un pied en National, chose qui serait désastreuse autant pour le club et ses finances que pour les supporters aubois et le football.